Moonlight, un film sensible et touchant signé Barry Jenkins

Adapté d’une pièce de théâtre, "Moonlight" dresse le portait sensible et touchant d’un jeune homosexuel dans le ghetto noir de Miami.

moonlight Moonlight, un film sensible et touchant signé Barry Jenkins

Moonlight raconte en trois parties bien distinctes l’enfance, l’adolescence et la vie d’adulte de Chiron, un garçon surnommé Little, issu d’une communauté noire de Miami. Sa Mère, toxico délaisse son fils qui fait un jour la rencontre d’un dealeur sympa qui fera office de père de substitution. Au collège Chiron est victime de brimades et de violences de la part d’ados homophobes face auquel il subit sans réaction… ou presque. Plus tard, devenu lui aussi dealer, tout en muscles avec chaine au cou et dents en moonlight-affiche-barry-jenkins Moonlight, un film sensible et touchant signé Barry Jenkinsor, Chiron n’a pas pour autant chassé ses démons et continue à se chercher, cachant son homosexualité et sa fragilité intérieure derrière son look gansta.

Film récompensé aux Oscars, un peu survendu et bénéficiant d’une presse dithyrambique, Moonlight n’est pas le grand film promis mais reste malgré tout une jolie réalisation, un film sensible, pudique et délicat, bénéficiant d’une mise en scène élégante avec une belle luminosité et des couleurs vives qui contrastent terriblement avec la dureté du récit et la mélancolie profonde qui se dégage du personnage.
Moonlight aurait sans doute pu être un grand film si les deux premières parties avait été du même niveau que la dernière, la plus touchante et la plus réussie dans ce qu’elle dit du personnage avec ce tête à tête très touchant avec cet ami d’enfance retrouvé.
Un joli film donc mais qui, a défaut d’être bouleversant, a le mérite d’exister dans l’Amérique de Trump.

[7/10]

Moonlight
Film américain réalisé par Barry Jenkins
Avec Alex R. Hibbert, Ashton Sanders, Trevante Rhodes…
Genre : Drame
Durée : 1h51min
Date de sortie : 1er février 2017

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1 réponse

  1. Pitch dit :

    Mouais... C'est quand même super convenu. Rien que je n'ai déjà vu ailleurs dans d'autres films se déroulant dans des ghetto.
    Et on en conclut que si ta mère est junkie, bah tu vas forcément devenir dealer.

    Mouais...

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