Adieu les cons : un Dupontel en mode mineur

Un Dupontel bien décevant et bien mièvre dans ce film où l’on retrouve, certes son univers, mais sans le charme, la finesse et le côté mordant de ses précédentes réalisations.

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Après quelques films pleins de charme, aussi réussis et gentiment barrés que Neuf mois ferme ou Le vilain, on attendait avec impatience le retour d’Albert Dupontel en tant que scénariste et réalisateur. Malheureusement la déception est à la hauteur de l’attente suscitée par ce film qui se révèle finalement assez décevant.

Si l’on retrouve bien l’univers de Dupontel, sa patte, avec ce mélange de poésie, de tendresse, de naïveté, d’inventivité et d’émotion, cette fois le trait semble un peu trop appuyé pour convaincre véritablement. Dans ses deux précédents films (si l’on ne compte pas l’adaptation du Au revoir là-haut de Pierre Lemaitre), on avait apprécié avant tout le côté mordant, parfois bête et méchant, rocambolesque de son cinéma. Mais cette fois, ça ne passe pas, la faute à  un scénario trop simpliste, plein de généralités, de facilités et de bons sentiments qui font que l’on décroche assez vite face à ce conte imaginé par Dupontel, dans un univers esthétique qui rappelle le cinéma de Jeunet, avec un petit côté « sous Amélie Poulain »

Le personnage de Virginie Effira est raté, quant à celui de l’archiviste aveugle ou de l’informaticien incarné par Albert Dupontel il ne dégagent pas grand chose non plus... bref, la sauce ne prend pas dans cette histoire. Tout semble mécanique avec un humour, qui plus est, assez éculé. Seul moment de grâce, l’apparition de Jackie Berroyer dans le rôle du médecin amnésique. Pas suffisant pour faire un bon film.

5.5/10

Film français de Albert Dupontel
Avec Virginie Efira, Albert Dupontel, Nicolas Marié…
Genre : Comédie
Durée : 1h 27min
Date de sortie : 21 octobre 2020

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