10 albums à acheter sur bandcamp le 1er mai et même après

La meilleure solution pour soutenir les musiciens et les groupes en période de confinement c’est encore d’acheter leurs albums. Ça tombe bien, bandcamp reverse encore 100% des ventes aux artistes ce vendredi le 1er mai.

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Bandcamp s'engage chaque premier vendredi du mois jusqu'en juillet a réitérer l'opération.
Donc chaque premier vendredi du mois, je vais vous proposer une sélection de 10 album "coup de coeur'" à acheter les yeux fermés sur bandcamp ce jour-là.

Voici la première sélection :

Chapelier Fou - Méridiens

Un album où les mélodies légères se mêlent parfaitement aux sonorités électroniques de toutes sortes, aux breakbeats, dans un enchevêtrement de notes très dense, parfois même assez étourdissant. Et cette forme d’étourdissement qui finit par vous emporter, vous faire valser au son de ces musiques parfois aux ambiances très cinématographiques comme L’austère nuit d’Uqbar ou encore La vie de Cocagne ou le superbe final que constitue Everest Trail. Un sommet de l’album, il va sans dire.

The Noise Figures – The Perfect Spell

Sur ce nouvel album comprenant 8 titres pour 30 minutes sans le moindre temps mort, le duo enchaîne des morceaux sans grande originalité, mais plus féroces les uns que les autres, avec ce mélange de lourdeur et de puissance si caractéristique, le tout dans une production XXL où les guitares, les claviers, le chant et la section rythmique maintiennent la tension du début à la fin. Encore une bonne claque que nous met là The Noise Figures. Et on en redemande !

Bon Voyage Organisation – La Course

Sur ces 8 nouveaux morceaux, le style de Bon Voyage Organisation s’éloigne quelque peu de la pop des débuts pour s’aventurer des terres plus arides, vers des choses plus minimalistes, entre Jazz (Chanson, Un Américain à Tanger, Prière pour le Voyageur partie 2) kraurock (Nocturne 305), ambient cosmique (Un Américain en Danger) ou musique de films 70’s, tout en gardant un œil vers les "musiques du Monde", au sens noble du terme. Disque aventureux, sauvage par moment, et toujours varié, La Course confirme Adrien Durand comme un musicien disposant d’un large palette musicale pour faire naître des musiques très réussies.

cabane – Grande est la maison

Vous rêviez un jour d’entendre les High Llamas avec comme chanteur Will Oldham ? Ce rêve devient réalité grâce au premier album de Cabane Grande est la maison, à commencer par le titre Tu ne joueras plus à l’amour... d’une grâce infinie, qui en annonce 9 autres, à l’unisson de cette pépite pop folk. Entre guitare, cordes, chœurs et vibraphone, l’album déroule très tranquillement des musiques aussi bucoliques qui mélancoliques, que l’on imagine très bien avoir été composées et enregistrées dans un lien détaché de toute contrainte temporelle. Un vrai petit îlot de bonheur, hors du temps et hors des modes, pour un moment de plaisir musical assez exquis.

Joel Henry Little – Ephphatha

En 2018, le jeune Joel Henry Little signait avec Spuyten Duyvil sa belle réalisation. En mars 2020, il présente Ephphatha, un recueil de 10 courtes chansons sur les thèmes de la solitude, de l'attachement malsain et de la tromperie. Toujours aussi impressionnant dans la manière de chanter, avec cette voix si singulière, Joel Henry Little délivre un album de pop là encore remarquable, entre guitare et piano, avec des cordes et des cuivres ici et là en guise d’arrangements. Encore une jolie réussite pour ce petit surdoué de la pop encore méconnu qui décidément n’en finit pas de nous épater.

Mute Forest – Riderstorm

Parmi les caractéristiques de ce Riderstorm, produit par Mike Bridavsky (Magnolia Electric Co, Rivulets), on remarquera un son très clair, très limpide, permettant d’entendre dans les moindres détails le son de la guitare, de la batterie de la clarinette et de saxophone. Un véritable ravissement pour les oreilles, mais aussi pour l’âme, quand celle-ci se fait vagabonde. Un album composé et enregistré après la mort du père de Kael Smith, qui lui a permis de surmonter la douleur et de se reconstruite en partie à travers la musique. Superbe.

Julien Gasc – L'appel de la forêt

Hors du temps et des modes, Julien Gasc fait partie de ces chanteurs capables de raconter des choses très intimes avec une forme de détachement, de flegme ou d’ironie qui rendent leur écoute facile et agréable, quels que soient les thèmes : l’amour, le couple, le travail ou des choses très actuelles comme les gilets jaunes.
L'appel de la forêt est un album doux, aux textes poétiques et mélancoliques et aux musiques pop psychédéliques complexes, tout comme celles de son groupe Aquaserge (toujours meilleur nom de groupe du monde) dont on attend aussi le retour avec impatience après l'immense Laisse ça être de 2017.

Anna Burch – If You're Dreaming

On entendra dans ce If You're Dreaming d’abord des mélodies légères et des refrains entraînants avec l’impression première que l’on en aura très vite fait tour. Pourtant, le charme continue d’opérer bien au delà des trois écoutes. Un petit miracle dont on trouvera sans doute l’explication à travers une production parfaite mais aussi à travers la voix juste et assurée d’Anna Burch, et aussi dans une qualité d’écriture qui dévoile petit à petit toute sa finesse. Une belle confirmation pour celle qui nous avait déjà bien séduits avec Quit The Cuirse.

SLIFT – UMMON

L’une des grosses sensations du moment en matière de Space / Garage Rock a pour nom SLIFT, un groupe basé a Toulouse dont UMMON est le second album mais seulement le premier pour Vicious Circle. Imaginez une rencontre entre Oh Sees, Les King Gizzard & The Lizard Wizard et Ty Segall sur les bords de la Garonne et vous aurez déjà une petite idée du potentiel de ce trio guitare / bass / batterie qui nous avait déjà mis un bon petit coup derrière la tête en 2018 avec La Planète Inexplorée paru chez Howlin Bananas. Un album qui fait déjà figure de potentiel favori au titre de « meilleur album de rock de 2020 ». Vous voilà prévenu.

Takeleave – Belonging

Parfait alliage entre beatmaking et influences jazz fusion, Belonging, deuxième album du producteur berlinois Nicolas De Araújo Peixoto / Takeleave propose un assemblage très riche de sonorités diverses. Après un premier album très downtempo qui tirait déjà vers le jazz, la tendance se confirme bien avec Belonging duquel se dégage une forme de brillance et de souplesse sur chaque titre ou presque. Un album instrumental très cosy, très doux, très chill, qui rappelle le son de certains groupes brainfeeder et qu'on peut retroyver sur le très recommandable label Project Mooncircle.

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